« Aquarius », de Kleber Mendonça Filho : Contre vents et marées
Deuxième film du Brésilien Kleber Mendonça Filho, Aquarius dresse le portrait magnifique d’une femme qui résiste aux promoteurs et au temps qui passe en puisant ses forces dans la musique.
dans l’hebdo N° 1421 Acheter ce numéro

Rien à voir avec le bateau humanitaire qui sillonne la Méditerranée pour récupérer les migrants. L’Aquarius est un paquebot à quai. Un immeuble des années 1940 situé sur l’avenida Boa Viagem, artère chic de Recife, auBrésil, terriblement passante, mais qui, derrière son flot de voitures, ouvre sur l’océan. Clara (superbe Sonia Braga) s’y baigne tous les matins. Elle descend en maillot, vêtue d’une longue chemise blanche qu’elle déboutonne sur le sable avant de s’avancer dans les vagues sous l’œil inquiet de l’agent de sécurité Roberval. Puis elle remonte dans son appartement, où elle a élevé ses trois enfants, désormais adultes.
Clara a la soixantaine passée, une classe folle et une colère noire : un promoteur immobilier a mis la main sur l’Aquarius. Tout l’immeuble a été vidé, mais Clara résiste à l’envahisseur, refusant de lui vendre le bien qu’elle et son défunt mari ont acheté pour constituer un héritage pour leurs enfants. Elle subit les pressions du promoteur, des
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
« Jusqu’à l’aube » : l’attention à l’autre
« Tout va bien », l’accueil comme il se doit
« Father Mother Sister Brother », sentiments filiaux