« Daech, le cinéma et la mort », de Jean-Louis Comolli : Les formes d’un totalitarisme

Dans Daech, le cinéma et la mort, Jean-Louis Comolli développe une réflexion politique sur l’esthétique des films de propagande des djihadistes.

Christophe Kantcheff  • 14 septembre 2016 abonné·es
« Daech, le cinéma et la mort », de Jean-Louis Comolli : Les formes d’un totalitarisme
© Photo : AFP

Dans un livre devenu célèbre, la philosophe Marie-José Mondzain interrogeait : « L’image peut-elle tuer ? » C’est une semblable question, mais prise à rebours, que pose Jean-Louis Comolli : filmer la mise à mort, tel que le font les jihadistes de Daech, relève-t-il du cinéma ?

À cette question, qui peut paraître choquante, le théoricien du cinéma et cinéaste répond dans son nouveau livre, Daech, le cinéma et la mort, par l’affirmative. Mais l’auteur d’ajouter, précisant ainsi l’objet de son essai : « J’ai donc tenté de comprendre cette extravagance et ce qui, en elle, porte atteinte à la beauté comme à la dignité du geste cinématographique. »

Que les multiples films diffusés par Daech soient des objets cinématographiques ne fait aucun doute aux yeux de Jean-Louis Comolli, dont il a conçu les critères : « Il faut une lentille pour former une image, il faut un cadre pour limiter cette image au format choisi, un moteur pour assurer la régularité du défilement ; il faut enfin un projecteur et un écran pour rendre cette image visible. »

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Culture
Temps de lecture : 5 minutes