Le mirage de la mine « propre »

Obsolète, le code minier doit être réformé. Mais les évolutions en cours laissent les associations environnementales sceptiques.

« La France doit redevenir une nation minière. » Cette citation ne vient pas d’un personnage du célèbre roman de Zola Germinal, mais d’Arnaud Montebourg, encore ministre du Redressement productif, en octobre 2012. Jusque dans les années 2000, la France tirait profit de son sous-sol, riche en uranium, en charbon ou en fer. Mais la rentabilité de ces métaux a chuté, entraînant la fermeture de dizaine de mines, dont la mine d’or de Salsigne, dans l’Aude. Depuis, le cours des métaux est remonté, et les industriels français ont décidé de reprendre leur indépendance. Les permis de recherche et d’exploration sont distribués à tour de bras par le ministère de l’Économie et celui de l’Écologie : selon la cartographie Panoramine, réalisée par l’association Ingénieurs sans frontières (ISF SystExt), 15 demandes de permis sont encore en cours d’instruction, dont 5 en Guyane. Mais le code minier qui régit ces projets est obsolète. Créé en 1956 par une reprise de la loi de 1810, il a ensuite été remanié en 2011 mais il est en passe d’être réformé car jugé trop procédurier par les industriels et non conforme à la Charte de l’environnement.

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