Transition énergétique : L’impasse industrielle française

Transports, énergie, sidérurgie… La politique du gouvernement se réduit à des interventions d’urgence pour tenter de sauver l’emploi, incapable de relever les défis de l’après-pétrole.

C’est une pièce de théâtre française rodée. Alstom annonce la fermeture de son usine de Belfort, avec destruction de 450 emplois dans la construction de locomotives pour le fret ferroviaire : émoi en France, un « champion » industriel national est à la peine. Le gouvernement entre en ébullition : « Hors de question que le site ferme », clame Manuel Valls. La direction de l’entreprise est tancée pour la brutalité de l’annonce et, dans une période électorale très délicate, on peut s’attendre à ce que le gouvernement dégaine une aide d’urgence. Un scénario assez similaire à celui écrit par PSA en avril 2012 : après avoir obtenu (conjointement avec Renault) une aide de 6,5 milliards d’euros contre promesse de ne fermer aucun site de production et d’investir dans l’innovation, le groupe français annonce juste après la présidentielle la fermeture de son site d’Aulnay – 8 000 emplois touchés. C’est l’échec du redressement, innovation comprise. « PSA a un retard traditionnel en la matière », souligne Yannick Jadot. Bruxelles a montré qu’en 2012 l’entreprise avait investi 2,4 milliards d’euros en recherche et développement, soit deux fois moins par voiture produite que le champion Volkswagen.

Il reste 87% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Je choisis un pack
Achetez un pack de crédits
pour accéder à cet article.
Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Articles récents