Calais : la « jungle » en cours d’évacuation

Cette énorme opération, présentée comme « humanitaire » par le gouvernement, doit permettre d’en finir avec le plus grand bidonville de France, né il y a 18 mois et habité par des réfugiés venus pour la plupart d’Afghanistan, du Soudan ou d’Erythrée, avec le rêve de traverser la Manche pour gagner la Grande-Bretagne.

Ingrid Merckx  et  Vanina Delmas  • 24 octobre 2016
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Calais : la « jungle » en cours d’évacuation
© Photo : PHILIPPE HUGUEN / AFP

Le dispositif a été pensé pour orienter les migrants, après un entretien, en fonction de leur situation personnelle. Hommes seuls, familles ou personnes vulnérables seront répartis entre les 12 régions françaises (hors Corse). Une véritable « gare routière » a été montée pour assurer la fluidité de l’opération, avec 60 bus prévus dès le premier jour.

15h. Dès mardi, les autorités ont prévu de « nettoyer » la jungle, c’est-à-dire tout raser.

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Les commerces de la jungle déjà fermés sont en voie de destruction.

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Un salon de coiffure sur la jungle. En face, dans un bar désert, trois hommes jouent au billard.

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Sur toutes les cabanes de la jungle, des messages d’amour pour la France.

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12h30. Vers midi, la foule devient plus compacte. La tension monte au passage des barrières.

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12h20. « Opération de mise a l’abri », ils disent…

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12h00. Déroulé de l’évacuation.

11h50.

11h30. « Deux pour le grand Est ! » Les candidats au départ se voient proposer une carte.

11h15. Bus 19. 47 personnes partent pour Saint-Brévin-les-Pins (Loire-Atlantique).

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11h00. « Il me reste quatre places et le bus est plein », annonce la dame de la Sécurité civile devant la tente grand est. « Un Soudanais voudrait rejoindre ses copains dans un bus plein, est-ce que c’est possible ? », demande l’un de ses collègues.

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10h00. Un groupe de mineurs apprend que c’est son tour de passer. Ils s’élancent…

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9h00. Le dossier de presse de la préfecture présente l’opération comme une « mise à l’abri ». Mais où ? Beaucoup de migrants ne savent pas vers quel Centre d’accueil et d’orientation ils vont. Leur destination se décide dans un hangar de 3.500 m2 divisé en quatre zones pour les « trier » vers les bus.

8h40. Le premier bus s’apprête à quitter Calais en présence de nombreux journalistes. Plus de 700 sont accrédités par la préfecture du Pas-de-Calais, mais il n’y a pas assez de badges.

8h15. Le jour se lève… Les files apparaissent. Au milieu les mineurs, et les « vulnérables » (blessés, handicapés…)

8h00. Le « point d’accueil migrants » vient d’ouvrir ses portes. Une file avance. Que des hommes, avec des sacs à dos.

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À lire >> Calais : l’impossible démantèlement

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