Propos racistes sur les migrants : Florian Philippot tombe le masque

Le vice-président du Front national ne voit pas de propos haineux dans les commentaires racistes publiés sur Facebook à la suite de l’évacuation de la « jungle » de Calais.

Cet article est en accès libre. Politis ne vit que par ses lecteurs, en kiosque, sur abonnement papier et internet, c’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas prendre de publicité sur son site internet. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance, achetez Politis, abonnez-vous.


Florian Philippot, qui était ce vendredi matin sur BFMTV/RMC, n’a pas apprécié d’être interrogé sur la publication de commentaires racistes sur la page Facebook de France 3 Midi-Pyrénées.

À lire >> France 3 dénonce les commentaires d'une vidéo sur l'arrivée des migrants en région

« Vous êtes l'accusateur public, c'est ça ? », a demandé le numéro deux du Front national au journaliste Jean-Jacques Bourdin qui l’accusait « d'encourager des propos haineux en refusant d'accueillir des réfugiés ». « Je ne me sens aucun lien avec tout cela », s’est défendu le vice-président du FN, avant de refuser de « culpabiliser les Français » qui s'expriment haineusement sur les réseaux sociaux :

Vous savez, culpabiliser les Français, c'est un peu facile. Ça fait 30 ans que les élites françaises font cela en disant "Vous êtes racistes parce que vous refusez l'immigration" [...] Stop au bout d'un moment, ras le bol. Les Français en ont marre d'être culpabilisés.

Pour ce proche de Marine Le Pen, avec la « dispersion de la "jungle" de Calais » qu’« on impose aux Français », « on va faire venir des familles parmi lesquelles on ne sait pas très bien qui s'y trouve, peut être même des islamistes, peut-être même des profils identiques à ceux qui se sont fait sauter au Bataclan ».

En jouant ainsi outrageusement sur les peurs, Florian Philippot incite effectivement ceux qui l’écoutent au racisme et à la xénophobie, tout en s'en lavant les mains. La recette est aussi vieille que le Front national.


Haut de page

Voir aussi

Le goût subtil de la gentrification

Société
par ,

 lire   partager

Articles récents