13 novembre : Au nom de la sécurité…

Après les attentats, le gouvernement a musclé comme jamais l’arsenal juridique et policier du pays, au mépris des libertés publiques, comme celle de manifester. Et au risque de dérives racistes.

Michel Soudais  • 9 novembre 2016 abonné·es
13 novembre : Au nom de la sécurité…
© Photo : Mustafa Yalcin/Anadolu Agency/AFP

Ce furent les premiers mots du discours de François Hollande devant les parlementaires réunis en congrès à Versailles, le 16 novembre 2015 : « La France est en guerre. » A-t-on bien mesuré alors ce que cette affirmation, abondamment utilisée par Manuel Valls, le PS et la droite dès le soir des attentats à Paris et à Saint-Denis, pouvait, dans la bouche du président de la République, annoncer de mesures exceptionnelles et de remises en cause des libertés publiques ? Pas assez sans doute puisque, ce jour-là, François Hollande a été applaudi debout par l’ensemble des parlementaires sauf un, Pouria Amirshahi.

Le chef de l’État venait pourtant d’annoncer une batterie de mesures sécuritaires prônées jusqu’ici par la droite et l’extrême droite, dont

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Société Police / Justice
Temps de lecture : 4 minutes

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