Erdogan, ou le coup d’État permanent
Après l’incarcération des coprésidents du Parti démocratique des peuples (HDP), avec sept autres députés, les forces démocratiques du pays dénoncent la répression orchestrée par le pouvoir.
dans l’hebdo N° 1427 Acheter ce numéro

Tandis que l’Union européenne exprime ses « inquiétudes » à l’égard de la politique autoritaire menée par Recep Tayyip Erdogan, qui ne cesse de s’en prendre aux forces de l’opposition, le visage de la démocratie en Turquie tend à disparaître. C’est en tout cas le message que sont venus transmettre des milliers d’opposants, samedi 5 novembre, dans les rues des grandes villes européennes. À Paris, les manifestants ont d’ailleurs regretté « la complaisance » de l’Union européenne (UE) à l’égard d’Ankara, une Europe en proie à un « inadmissible chantage permis par l’accord signé avec Bruxelles », et dont l’objectif est d’endiguer les flux migratoires. Or, sans condamnation de la part de l’UE, nul doute, selon Eyyup Doru, le représentant du Parti démocratique des peuples en Europe (HDP-E), « que c’est une guerre civile qui se profile », sous le regard « passif » des États membres.
En Turquie, sur les onze députés du HDP brutalement