« F » comme flippant

Évidemment, le choix d’un tel lexique – travail, famille, patrie, races… – ne doit rien au hasard.

Sébastien Fontenelle  • 30 novembre 2016 abonné·es
« F » comme flippant
© Photo : PHILIPPE LOPEZ / AFP

Monsieur F. est candidat à l’élection présidentielle.

Monsieur F., depuis de longs mois, glisse dans sa prose des mots triés, et ces mots font des formules dont l’addition dessine l’esquisse d’un programme – ou d’une ambition, à tout le moins.

Monsieur F. dit : « Je veux libérer le travail. » Puis : « Je libérerai la famille. » Puis encore : « J’aime ma patrie. »

Monsieur F. dit : « Non, la France n’est pas coupable d’avoir voulu faire partager sa culture aux peuples d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Nord. » Puis : « Il n’y a pas de problème religieux en France. Il y a un problème avec l’islam. » Puis encore : « On a combattu la volonté des juifs de vivre dans une communauté qui ne respectait pas toutes les règles de la

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Publié dans
De bonne humeur

Sébastien Fontenelle est un garçon plein d’entrain, adepte de la nuance et du compromis. Enfin ça, c’est les jours pairs.

Temps de lecture : 3 minutes