Dossier : Une social-démocratie à l'agonie

Une social-démocratie à l’agonie

Héritiers d’une longue histoire, les partis sociaux-démocrates connaissent aujourd’hui une crise profonde, avec une chute vertigineuse du nombre de leurs adhérents.

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Dimanche 4 décembre, les Italiens sont appelés à voter sur un référendum constitutionnel tendant à renforcer l’exécutif. Le président du Conseil, Matteo Renzi, a promis de démissionner en cas de victoire du « non », pourtant en tête dans les sondages. Un tel échec viendrait sanctionner à peine deux ans de politique de son gouvernement, aux accents aussi populistes que droitiers, entre mesures anti-sociales et cadeaux au patronat. Le dirigeant du Parti démocrate italien s’inscrit là dans la longue lignée des gouvernements sociaux-démocrates qui, depuis au moins trois décennies, ne cessent de tourner le dos aux fondamentaux de la doctrine de leur famille politique. Ce qui ne manque jamais, comme le souligne le politiste Philippe Marlière (voir pp. 24-25), de « mal se terminer ».

Héritiers d’une longue histoire, les partis sociaux-démocrates connaissent aujourd’hui une crise profonde, avec une chute vertigineuse du nombre de leurs adhérents. En leur sein, certains, comme Jeremy Corbin ou Bernie Sanders, tentent de redresser la barre à gauche.

Mais d’autres dirigeants, de l’Espagne à l’Allemagne,
ne se privent pas d’envisager de « grandes coalitions » avec la droite. En pensant accompagner le glissement
à droite de l’électorat, ils ne font que consolider cette dérive doctrinale qui marque l’agonie de la social-démocratie.


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