Terreur à Istanbul et au Caire

En moins de 24 heures, Istanbul et Le Caire ont été les cibles d’attentats meurtriers.

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En moins de 24 heures, Istanbul et Le Caire ont été les cibles d’attentats meurtriers. Le premier, le 10 décembre, a fait 44 morts, en majorité des policiers, à la sortie du stade de football de Besiktas, un quartier d’Istanbul. Il a été revendiqué par un groupe radical kurde, les Faucons de la liberté du Kurdistan, proche du PKK. Les Kurdes sont depuis l’été 2015 la cible d’une répression féroce de la part du régime. Lequel s’est empressé de faire arrêter deux députés du Parti démocratique des peuples (HDP), ainsi que 300 membres du HDP.

Au Caire, dimanche matin, c’est une église copte qui a été visée par un attentat suicide qui a fait 25 morts. Les Frères musulmans ont été incriminés par le régime du maréchal Al-Sissi. En fait, l’auteur, dont le corps aurait été identifié, pourrait appartenir au Conseil révolutionnaire égyptien, branche présumée des Frères musulmans. La confrérie est traquée depuis le coup d’État militaire de juillet 2013. Selon Amnesty International, 1 400 manifestants ont été tués entre août 2013 et janvier 2014. En Égypte comme en Turquie, l’engrenage répression-terrorisme n’en finit pas.


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