Opacité des primaires et inégalités des candidats

Le processus de la primaire, non encadré par la loi, favorise les inégalités et l’opacité, tant en matière de financement que d’accès au temps de parole. Un système fait pour les gros au détriment des petits.

450 000 euros pour la campagne d’Arnaud Montebourg, entre 300 à 400 000 pour Manuel Valls, 200 000 prévus pour Benoit Hamon, 50 000 chez Vincent Peillon, 30 000 seulement chez François De Rugy… les estimations de dépenses des campagnes de la primaire maintiennent une constante : aucun n’est égal face au budget.

Si cette réalité est assez commune à l’ensemble des élections, la spécificité des primaires réside dans le fait qu’aucune réglementation n’assure l’égalité ni la transparence.

D’abord, les hautes autorités, responsables de l’organisation des deux grosses primaires, celle de la droite et celle organisée par le PS, n’ont pas les mêmes règles. La droite avait, par exemple, imposé un plafond de dépenses pour les campagnes porté à 1,5 millions d’euros, alors qu’au PS, non.

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