Dossier : Pollution : Une inertie criminelle

Pollution : De l’air !

La France découvre avec étonnement un effet de l’inconséquence des politiques qui provoque 48 000 morts par an.

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Pour l’air pur des montagnes, vous repasserez. Hiver 2016 : la France découvre avec étonnement qu’il devient irrespirable au pied du mont Blanc ou dans certaines vallées pyrénéennes. Il y avait, en matière de pollution atmosphérique, une sorte de règle « pollueur-pollué » : particules fines, oxydes d’azote, ozone… affectent surtout les villes, à forte densité de circulation automobile, d’habitat, d’activités économiques. Or, le pic de dépassement des normes sanitaires est devenu un plateau, étiré sur plusieurs semaines. S’il faut remonter à dix ans pour retrouver de telles concentrations en polluants, les conditions météo qui ont prolongé cet épisode pourraient bien être une conséquence du dérèglement climatique. Ou, plus justement, un effet de l’inconséquence des politiques, dans un pays qui promeut le diesel depuis quarante ans, et dont la loi sur l’air, votée il y a vingt ans, est en parfait état : elle n’a presque pas servi. Bilan sanitaire : 48 000 morts par an.


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