Portugal : L’œuvre de Soares

L’ancien président portugais, acteur de la transition démocratique et de la décolonisation, est mort le 7 janvier, à 92 ans.

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« Ami de cœur, je suis en larmes », a commenté Edgar Morin en apprenant le décès de Mário Soares. « Mário Soares a combattu la dictature de Salazar et empêché la dictature stalinienne au Portugal », a ajouté le philosophe. Un hommage qui résume l’importance historique de l’ancien président portugais, mort le 7 janvier, à 92 ans. Soares a été un social-démocrate à l’ancienne, dans les conditions terribles de la dictature, résistant à l’intérieur du pays puis depuis son exil en France. Après la Révolution des œillets, en 1974, il a été, comme ministre des Affaires étrangères, un acteur majeur de la transition démocratique, mais aussi de la décolonisation, œuvrant à l’indépendance de l’Angola et du Mozambique. À près de 90 ans, il avait publié en 2013, aux éditions La Différence, ­Portugal. État d’urgence, un ouvrage très critique sur la dérive libérale de l’Union européenne.


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