Le silence de Babouillec

La poésie magnifique d’une autiste portée à la scène par Pierre Meunier.

Hélène Nicolas, dite Babouillec, autiste qui a aujourd’hui 32 ans, ne pouvant ni parler ni écrire, brisa sa solitude le jour où, après les longues recherches de son entourage médical et familial, elle fut à même d’utiliser un alphabet en pièces cartonnées. Ses proches furent stupéfaits : Babouillec écrivait des poèmes d’une langue neuve et scintillante. De vrais diamants venus du silence. Elle est aujourd’hui publiée. C’est de son recueil Algorithme éponyme que Pierre Meunier et Marguerite Bordat ont tiré le spectacle Forbidden di sporgersi présenté au Festival d’Avignon 2015 et actuellement à Paris. Et, cet hiver, Julie Bertuccelli a présenté un très beau film sur Babouillec, Dernières Nouvelles du cosmos.

Pierre Meunier a connu les textes de Babouillec avant qu’ils paraissent, grâce à la mère de la jeune femme, Véronique Truffert. « Lisons ensemble la possible inscription chutée de nulle part, kidnappée, jetée, éjectée du fond d’un corps en itinérance passagère sur la terre comme un miroir neutralisé », écrit Babouillec, par exemple, dans l’un de ses poèmes.

Il reste 55% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Je choisis un pack
Achetez un pack de crédits
pour accéder à cet article.
Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Le mythe du renouveau macronien dans les eaux troubles de la « raison d’Etat »

Tribunes accès libre
par ,

 lire   partager

Articles récents