Des Moscovites expliquent pourquoi ils ont osé manifester

À l'appel d'Alexeï Navalny, mais aussi contre la corruption, le manque de libertés et la vie chère, des Russes ont pris de risque de descendre dans la rue. Deux d'entre eux témoignent.

Boris Natikov, 54 ans, professeur de sciences dans une école de Yougozapad, dans le sud de Moscou est, il y a quelques jours, pour la première fois depuis 2012, redescendu dans la rue pour manifester et protester contre la corruption qui règne au sommet de son pays. Mais aussi pour condamner celle qui affecte les démarches les plus banales de son existence : « Pour être admis dans un hôpital, pour obtenir son permis de conduire, pour échapper à une banale contravention, pour se voir délivrer n’importe quel papier ou certificat administratif, pour changer son enfant d’école, voire pour acquérir la certitude d’obtenir un diplôme, il faut de plus en plus payer et encore payer. Jamais de grosses sommes, mais à la fin cela pèse sur un budget familial et surtout cela fausse tous les rapports des citoyens avec leurs administrations. Cela atteint des proportions encore inimaginables il y a quelques années. Et je sais, par ma famille qui habite dans le région d’Irkoutsk, en Sibérie, que c’est encore pire dans les provinces. »

Il reste 78% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Je choisis un pack
Achetez un pack de crédits
pour accéder à cet article.
Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.
Haut de page

Voir aussi

Articles récents