Devant le Medef, Macron veut « stabiliser le pouvoir législatif »

À l’occasion du grand oral du Medef, le candidat d’En marche ! a donné ses orientations économiques et sociales face aux chefs d’entreprise français. Premières mesures : réformer le Code du travail et réduire les possibilités de légiférer.

Nadia Sweeny  • 28 mars 2017
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Devant le Medef, Macron veut « stabiliser le pouvoir législatif »
© PHOTO : ÉRIC PIERMONT / AFP

On connaissait l’attrait d’Emmanuel Macron pour le libéralisme et les « cadeaux » qu’il veut faire aux entreprises, comme plafonner les dommages-intérêts des prud’hommes ou renvoyer d’autant plus les conditions de travail à la négociation interne ou par branche, comme le fait déjà la loi El Khomri.

Mais devant un parterre de patrons, lors du grand oral du Medef mardi 28 mars, le candidat d’En Marche a aussi appelé à une « stabilité législative ».

Annonçant qu’il lancerait, dès son arrivée au pouvoir, un premier chantier autour d’une réforme supplémentaire du droit du travail, dans le sens d’un assouplissement de la réglementation, Emmanuel Macron s’est indigné des changements perpétuels de la législation et de l’instabilité que cela induirait selon lui.

Prenant l’exemple du général de Gaulle, qui « ne faisait siéger les députés que trois mois par an », il propose donc d’entraver le système législatif : « Pendant deux à trois mois, on légifère et le reste du temps, on évalue et on s’occupe de l’exécution. » Une entrave qu’il annonce vouloir étendre aux règlementations fiscales en ces termes : « Nous devons avoir une loi organique qui lie les mains du législateur sur ces questions-là », a-t-il annoncé.

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