Et pour quelques calomnies de plus…

Le nouveau préfet de la région Île-de-France vient de proférer que le CCIF alimente les rangs de Daech.

Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) a été fondé en 2003. Il a pour objet – on l’aura deviné à cette appellation – de lutter contre l’islamophobie. Cela devrait, évidemment, être partout applaudi. Mais, dans une époque où la stigmatisation des mahométan(e)s est devenue une discipline médiatique et politicienne à part entière, cela lui vaut plutôt des détestations – ou des haines – tenaces. Comme celle, par exemple, des « penseurs » de médias qui se sont fait une spécialité de confectionner, par des moyens éventuellement infâmes, des anxiétés antimusulmanes. Ou celle, plus étonnante a priori, de M. Gilles Clavreul, délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT, qui fut nommé naguère à ce poste par M. Valls, et qui semble parfois éprouver – si l’on en croit du moins certains de ses tweets – un peu de difficulté à se canaliser.

Depuis quelques années, donc, le collectif est très régulièrement calomnié par des procédés dont le moins cauteleux – et dégueulasse – n’est pas celui, d’usage désormais courant dans la presse dominante, qui consiste à le présenter, au motif, précisément, qu’il suscite des rancœurs chez les islamophobes mainstream, comme le « controversé CCIF » (Le Figaro) – voire, dans les moments de grande émotion, le « très controversé CCIF » (Le Parisien) –, cependant que ses responsables sont portraiturés en « étranges militants anti-islamophobie » (L’Express).

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