Forcément coupables

Les Archives nationales mettent en lumière le crime féminin.

On connaît la scène du Caravage, puisée dans l’Ancien Testament, représentant la décapitation du général assyrien Holopherne par Judith. On connaît aussi, dans Hérodias, de Flaubert, cette décapitation de Iaokannan par le tétrarque Antipas, exigée par Salomé. Ni le tableau du Caravage ni le conte de Flaubert ne sont présents dans cette exposition articulée autour des figures de femmes criminelles. C’est que, dépositaires des pièces judiciaires, les Archives nationales ont choisi de privilégier cinq archétypes : la sorcière en Europe, l’empoisonneuse, l’infanticide, la pétroleuse de la Commune de Paris et, pour finir, la traîtresse, incarnée par la femme tondue au moment de la Libération.

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