La France de l’assisté

Est-il seulement arrivé, depuis l’an de grâce 1974, que M. Fillon mette la main à son porte-monnaie ?

J’en suis venu, ces jours-ci, à me demander avec un peu de gravité – car le gars est tout de même candidat à la présidence de la République, et son rapport à ces choses-là pourrait après tout peser d’un certain poids dans la structuration de sa personnalité – j’en suis venu, disais-je, à me demander s’il est seulement arrivé, depuis l’an de grâce 1974, où il avait, je crois, une toute petite vingtaine d’années, que M. Fillon, François, mette la main à son porte-monnaie, pour ne rien dire d’un chéquier ou d’une carte bancaire. Car, en effet, si j’en crois ce qu’en raconte la presse bourgeoise, et jusqu’au Figaro, où l’intéressé ne compte pourtant pas que des ennemi(e)s juré(e)s, lorsqu’il s’agit, en de très divers domaines qui vont de l’habillement au transport, d’engager une dépense, M. Fillon semble céder à une inclination particulière qui lui fait user plutôt de l’argent d’autrui – et notamment des contribuables. Ainsi, dans le cours des années 2006 et 2007, M. Fillon – plutôt que le train, par exemple, qui est lent et vulgaire – « a utilisé », pour quelques-uns de ses déplacements, « des jets privés et des hélicoptères aux frais [1]» de son parti – lequel, rappelons-le, bénéficie tous les ans de moult millions d’euros d’aides publiques, qui ne lui sont pas du tout données pour que « Fifi le Hâtif » soit plus vite rendu que s’il prenait le TGV.

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