Les petits pas de Manuel Valls vers Emmanuel Macron

Bien qu’il ait démenti vouloir appeler à voter Macron, comme le prétendait un article du Parisien, Valls serait tenté par un soutien dès le premier tour à l’ancien ministre de l’Économie.

Michel Soudais  • 14 mars 2017
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Les petits pas de Manuel Valls vers Emmanuel Macron
© photo : DOMINIQUE FAGET / AFP

Il est des démentis qui ressemblent à des confirmations. En réponse à un article du Parisien, Manuel Valls a démenti lundi soir s’apprêter à appeler à voter Emmanuel Macron avant même le premier tour de la présidentielle. _« Je ne peux pas apporter mon parrainage à Benoît Hamon », confie toutefois l’ancien Premier ministre, dans un article publié par Paris Match mardi matin. Un refus de parrainage étonnamment minimisé par Jean-Christophe Cambadélis. Benoît Hamon _« n’en a pas besoin », a estimé sur CNews le premier secrétaire du PS, rappelant qu’au soir du second tour de la primaire de la Belle Alliance populaire, Manuel Valls « a souhaité bonne chance publiquement » à Benoît Hamon et « a dit qu’il serait en retrait ». « On ne comprendrait pas qu’il soit à côté de lui vu ce qu’ils se sont dit lors de la campagne », a-t-il ajouté.

Entre ne pas être aux côtés du vainqueur de la primaire (qu’il s’est pourtant engagé à soutenir en participant à cette primaire) et jeter le doute sur sa campagne, il y a toutefois une marge que Manuel Valls franchit allègrement. En témoignent les critiques distillées de ci de là, et notamment dans Paris Match. C’est aussi pour caler une position commune avec ses amis que l’ancien Premier ministre avait prévu de réunir une nouvelle fois ses soutiens, mardi 14 mars, en fin de journée à l’Assemblée. Car les vallsistes sont partagés. Il y a certes des légitimistes mais aussi ceux qui défendent un ralliement à Emmanuel Macron s’il parvient au second tour, et ceux qui poussent pour un soutien avant le premier tour.

Or c’est précisément vers cette position que pencherait Manuel Valls. Avant tout désireux d’éviter Marine Le Pen, il ne croit pas que François Fillon, avec ses « casseroles », soit certain de la battre. D’où la tentation de donner un coup de pouce à Emmanuel Macron en appelant à voter pour lui avant le premier tour, si le candidat de la droite apparaît en mesure de se qualifier au second tour. L’annonce du Parisien était donc probablement plus prématurée que fausse.

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