Russie : Génération Poutine contre la corruption

À Moscou, et dans plusieurs villes du pays, des milliers de manifestants se sont rassemblés dimanche 26 mars.

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Après la Roumanie et la France, les vagues populaires contre la corruption de la classe politique s’étendent jusqu’en Russie. À Moscou, et dans plusieurs villes du pays, des milliers de manifestants se sont rassemblés dimanche 26 mars, à l’appel d’Alexeï Navalny. Le juriste et blogueur nationaliste, candidat à l’élection présidentielle de 2018, avait publié une vidéo en début de mois. Visionnée par près de 12 millions de personnes, elle ciblait le Premier ministre et ancien président Dmitri Medvedev, opaque propriétaire de yachts, vignes et villas de luxe. 

En réponse à la foule criant « Poutine, voleur ! », Poutine n’a pas cillé : au moins 1 000 personnes ont été arrêtées, y compris des mineurs. Selon les observateurs indépendants, les mobilisations ont été largement suivies par la jeunesse russe, celle qui n’a connu au pouvoir, depuis 1998, que l’ancien membre du sulfureux FSB. Au point que le Moskovski Komsomolets titre lundi 27 mars : « La révolte des enfants contre les pères ». Le même jour, Alexeï Navalny a été condamné à quinze jours de détention. Alors même que Poutine devient de plus en plus infréquentable, Marine Le Pen a été reçue deux jours auparavant au Kremlin. La répression des opposants politiques ne serait pas incompatible avec l’idée que la présidente du FN se fait de la démocratie.


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