Dossier : L’humour, un journalisme politique ?

Guillaume Meurice : « Il faut porter le micro dans la plaie »

Pitre mais pas que, Guillaume Meurice décortique son métier d’humoriste. Étriller n’empêche pas d’informer.

Chroniqueur depuis 2014 dans l’émission de Charline Vanhoenacker et d’Alex Vizorek, « Si tu écoutes, j’annule tout », sur France Inter, Guillaume Meurice livre un billet désopilant et politisé, nourrissant son travail de propos de politiques, de personnalités de la société civile ou de simples citoyens. Étrillant à droite au bout de ses reportages, éreintant tout esprit néolibéral, le clan de Valls comme celui de Macron (« beau comme un plan social, beau comme une délocalisation ! »). Autant de chroniques qui ne manquent pas de sens, ni de drôlerie dans l’absurde. Parallèlement, il joue dans un spectacle qu’il a lui-même écrit, « Que demande le peuple ? » ; un personnage de communicant, cynique et arrogant. Une satire pédagogique et spectaculaire. Rien de plus normal pour qui vient précisément du spectacle. D’un exercice à l’autre, cultivant la repartie, il y a chez lui un esprit frondeur, turbulent, avec toujours ce tempérament « à faire le pitre ».

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