L’heure des acharnés

Fort de ce que les mouvements contre la loi travail ont ébauché, le 3e manifeste du Comité invisible est un appel à la destitution.

Intituler un livre Maintenant, sans ponctuation, le publier dix ans après L’Insurrection qui vient et deux jours avant le premier tour de la présidentielle, c’est, au moins, un appel. Mais à quoi ? Les phrases sont plus courtes, le débit moins profus, le style encore ampoulé. Moins brillantes que dans les deux précédents manifestes, les idées s’enchaînent sur le mode du « marabout-bout de ficelle », avec des facilités – « Nous sommes tous des déchets » – mais aussi des fulgurances : « La seule mesure de l’état de crise du capitalisme, c’est le degré d’organisation des forces qui entendent le détruire. » Le Comité invisible passe du « on » au « nous », dit « l’humanité », « les corps », « ce monde » comme pour s’en extraire. Mais, dès les premières pages, se bousculent le réchauffement climatique, le Front national, la présidentielle française 2017 et Donald Trump. Signe qu’il est, lui aussi, derrière « les écrans » qu’il fustige, connecté.

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