Liberté, égalité, informer

Jean-Claude Renard  • 5 avril 2017
Partager :
Liberté, égalité, informer

Reporters sans frontières (RSF) et le collectif « Informer n’est pas un délit » lancent ce mercredi 5 avril une campagne sur l’indépendance de la presse avant l’élection présidentielle. Dans une tribune commune, RSF et le collectif soulignent combien aucun sujet comme le chômage, la dette publique, la santé, l’environnement, la corruption ou encore l’évasion fiscale, « que la conversation publique française saisit avec plus ou moins d’intensité à la faveur de l’élection présidentielle, n’aurait de sens sans une information digne de confiance, c’est-à-dire sans une information libre et indépendante ».

« À l’heure de la “post-vérité”, relève cette tribune, qui veut que ce ne soient plus les faits qui font les opinions mais les opinions qui fabriquent du faux ; à l’heure où les attaques contre le journalisme sont devenues de tristes investissements électoraux chez de nombreux responsables politiques ; à l’heure où la concentration des médias a atteint en France un niveau historique, bref, à l’heure qu’il est, il fait sombre. Nous ne pouvons nous y résoudre. »

Parce que « c’est l’affaire de tous », RSF et le collectif émettent ainsi plusieurs recommandations concrètes pour protéger la liberté et l’indépendance de l’information :

1– Lutter contre la concentration des médias et assurer la transparence de la propriété des médias

2 – Faire adopter une nouvelle loi sur la protection du secret des sources

3 – Lutter contre les procédures abusives contre les journalistes

4 – Créer un délit de trafic d’influence appliqué au champ de l’information

5 – Faciliter et élargir l’accès aux documents publics pour tous

Cette campagne s’accompagne également de plusieurs affiches interpellant les candidats, avec un slogan commun « En France aussi, la liberté de l’information doit être défendue ».

Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

« La sécurité n’est pas un gros mot » : à Échirolles, Amandine Demore, maire courage face au narcotrafic
Portrait 24 février 2026 abonné·es

« La sécurité n’est pas un gros mot » : à Échirolles, Amandine Demore, maire courage face au narcotrafic

Dans cette ville de près de 40 000 habitants, en banlieue sud de Grenoble, la maire tente de lutter contre un fléau qui dépasse largement ses pouvoirs. En première ligne, l’édile communiste considère que la gauche a encore « des choses à dire » sur la sécurité.
Par Lucas Sarafian
Municipales 2026 : à Cayenne, l’enjeu sécuritaire dépasse la campagne
Reportage 24 février 2026 abonné·es

Municipales 2026 : à Cayenne, l’enjeu sécuritaire dépasse la campagne

Alors que la campagne des élections municipales débute officiellement dans quelques jours, le thème de la sécurité s’impose comme l’une des priorités des Cayennais. Neuf ans après le mouvement social historique de 2017, l’insécurité continue de structurer le débat public et de façonner les programmes des candidats.
Par Tristan Dereuddre
Municipales : à Romans-sur-Isère, l’union progressiste née de la mort de Thomas se déchire
Reportage 24 février 2026 abonné·es

Municipales : à Romans-sur-Isère, l’union progressiste née de la mort de Thomas se déchire

Depuis la mort de Thomas à Crépol, fin 2023, puis celle de Zakaria en 2024 à Romans-sur-Isère, cette dernière est devenue le symbole des fractures du pays, alimenté selon les intérêts de l’extrême droite. Malgré des fortes tentatives d’union, les forces progressistes ne font désormais plus front commun pour le premier tour des municipales.
Par Pierre Jequier-Zalc
Au quartier pour mineurs de la prison de Metz, « sans liberté, on fait comme on peut »
Reportage 20 février 2026 abonné·es

Au quartier pour mineurs de la prison de Metz, « sans liberté, on fait comme on peut »

Au quartier pour mineurs du centre pénitentiaire de la ville de Moselle, si les surveillants sont en jogging et les jeunes ne sont plus envoyés au quartier disciplinaire, ces mesures n’ont pas fait disparaître le contrôle et l’isolement, intrinsèques à l’enfermement.
Par Pauline Migevant