Syrie : le veto russe qui accable Assad

Moscou nie la responsabilité du régime syrien dans l’attaque chimique contre Khan Cheikhoun, mais s’oppose aussi, à l'Onu, à ce qu’une enquête soit menée.

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Si l’on devait résumer la position russe en Syrie, on dirait que l’attaque chimique contre Khan Cheikhoun, ce n’est pas le régime de Damas, mais il n’est surtout pas question d’autoriser une enquête indépendante.

Position pour le moins contradictoire, après que Moscou eut posé son veto, mercredi, à la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies proposée par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni. Cette résolution devait apporter le soutien du Conseil de sécurité aux enquêteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). Le texte exigeait que les autorités syriennes fournissent les détails de leurs activités militaires – notamment les plans de vol, au moment de l’attaque – et autorisent les enquêteurs à accéder aux bases aériennes.

Jusqu’à maintenant, toutes les enquêtes de l’OIAC diligentée après une attaque chimique ont été entravées par le régime de Damas. En fait, le refus de donner à une mission de l’OIAC les moyens d’une enquête de terrain confirme le malaise de la diplomatie russe par rapport à son allié. Car ceux qui ont acquis la certitude de la responsabilité de Bachar Al-Assad dans l’attaque chimique verront dans le veto russe une sorte de confirmation.

Sans doute pour donner le change, l’ambassadeur russe aux Nations unies, Vladimir Safronkov, a présenté son propre texte de résolution condamnant la frappe militaire américaine contre une base aérienne syrienne et demandant… une enquête de l’OIAC.


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