Venezuela : Bras de fer et blocage institutionnels

La droite, majoritaire à l’Assemblée depuis décembre 2015, est toujours déterminée à renverser Nicolas Maduro.

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Après des mois de blocage de tout travail législatif, la droite vénézuélienne, majoritaire à l’Assemblée depuis décembre 2015, est toujours déterminée à renverser Nicolas Maduro, dans une stratégie définie par elle de « rébellion totale ». Toutefois, la récente réponse du camp chaviste a particulièrement choqué – jusque dans ses propres rangs. La Cour suprême, aux sept juges tous nommés par le Président, s’est tout bonnement octroyé, le 30 mars, la fonction législative, en lieu et place des parlementaires, du fait de « la situation de désobéissance » (constitutionnelle) de l’Assemblée. Nicolas Maduro, dans un souci d’apaisement, a dû réunir le lendemain les principales institutions du pays, qui ont conclu un accord intimant à la Cour suprême de revenir sans délai sur sa décision. Le bras de fer institutionnel semble pourtant sans issue, dans un pays ravagé par une inflation qui pourrait atteindre 1 660 % fin 2017, selon une prévision du FMI, et dont l’opposition de droite rêve d’un « coup d’État institutionnel », comme au Honduras en 2009, au Paraguay en 2012 ou au Brésil en août dernier…


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