Entre interdictions et destructions, les censures de l'extrême droite

De Villers-Cotterêts à Hayange, du cinéma à l’art contemporain, les cas de censure se sont multipliés ces dernières années.

C’est une toute petite ville proche de Vaison-la-Romaine, dans le Vaucluse, gagnée par le Front national en 2014. Un an après son élection à la tête de Camaret-sur-Aigues, le maire Philippe de Beauregard interdisait l’affiche du film La Belle Saison, de Catherine Corsini, représentant deux femmes enlacées, jugeant certaines scènes du film « choquantes » et refusant « d’en faire la promotion avec les moyens municipaux ». « À vous en croire, on devrait rhabiller les statues de nues, mettre un voile sur les peintures de Courbet, Manet, Renoir », avait répliqué la réalisatrice, rappelant que deux ans auparavant, c’est l’affiche du film L’Inconnu du lac, d’Alain Guiraudie, qui avait été retirée des rues de Versailles (UMP) et de Saint-Cloud (UMP). « Votre censure s’inscrit dans une lignée qu’on connaît bien, celle qui, sous couvert de protéger les valeurs familiales, répand les passions tristes et la haine du corps », concluait Catherine Corsini. À lire aussi >> « Ils veulent préserver leur ordre moral »

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