Législatives : L’appel du vide

7 882 candidats participeront aux élections législatives des 11 et 18 juin, soit près de 14 par circonscription.

Cette fois, c’est parti ! Dans toutes les communes, les panneaux officiels commencent à se couvrir d’affiches. Les candidats n’ont guère que trois semaines, entrecoupées de longs week-ends, pour se faire connaître dans un scrutin plus ouvert que jamais et au résultat incertain. Seule certitude : l’Assemblée nationale qui se réunira le 27 juin sera profondément renouvelée. Plus de 200 députés, soit 35 % de l’effectif ne se représentent pas. Ils étaient près de deux fois moins nombreux (107) à avoir pris cette décision en 2012. Parmi eux, plusieurs anciens ministres du quinquennat Hollande (Bernard Cazeneuve, Jean-Marc Ayrault, Michel Sapin, Ségolène Royal, Alain Vidalies, Marylise Lebranchu, Frédéric Cuvillier, Jean-Marie Le Guen), mais aussi des ténors du PS, de l’écologie et de la droite (Claude Bartolone, Noël Mamère, François Fillon, Jean-François Copé, Laurent Wauquiez, Luc Chatel, André Santini…). L’épuisement d’une génération entrée en politique dans les années 1970 ou 1980, l’entrée en vigueur de la loi sur le cumul des mandats, ainsi que la déception de nombreux députés – surtout du PS – élus en 2012 face à la réalité du mandat parlementaire expliquent cette vague inhabituelle de retraits volontaires.

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