Macron mise tout sur « le front républicain »

À son dernier grand meeting de campagne avant le second tour décisif face à Marine Le Pen, le candidat d'En marche ! a refusé d'abandonner son projet de réforme du code du travail comme le lui avait demandé Jean-Luc Mélenchon.

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Entre l’inscription « ensemble la République », et devant plus de 5 000 militants toujours affublés de tee-shirts jaune vif, bleu layette et rose pâle, le candidat d’En marche ! a réservé une majeure partie de son discours à « nos vrais ennemis », ceux que « vous croisez dans les rues : l’extrême droite française. »

« Le 7 mai, ce sera elle ou nous », a-t-il lancé, opposant la France qui « ne parle qu’à quelques-uns » à celle « qui parle à tous »… même aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon.

Avant l’arrivée du candidat, donné toujours gagnant à environ 60 % face à la candidate du FN, Stanislas Guérini, orateur en chef des meeting d’En marche !, a été jusqu’à citer un militant de la France insoumise. « Clément », qui aurait écrit sur Facebook d’abord sa colère, contre un « candidat marketing » puis qui a été tracté devant le métro pour inciter les Français à voter Emmanuel Macron, avec tout de même un badge : « Votez France insoumise aux législatives ».

Mounir Madjoubi, candidat aux législatives à Paris XIXe, dans la circonscription de la Porte de la Villette, le confirme : « Place des Fêtes, il y avait les socialistes, la France insoumise avec nous pour tracter en faveur du vote Macron, contre le Pen. » Une sorte de lutte commune momentanée, avant de reprendre, dès lundi matin, les hostilités.

Mais en ce 1er Mai, « journée des droits des travailleurs » – qu’il fait applaudir –, Emmanuel Macron a fait un long discours de second tour, un rien « gloubi-boulga », ne cessant de faire des allées et venues entre gages donnés à la droite – pas de GPA – et à la gauche – protections sociales ou directive sur les travailleurs détachés. Il a toutefois opposé une fin de non-recevoir à Jean-Luc Mélenchon, qui lui avait demandé dimanche soir sur TF1 d'abandonner sa réforme du droit du travail, mais s'est engagé à rencontrer « toutes » les organisations syndicales et patronales s'il est élu Président le 7 mai, ce qui ne mange pas de pain. Il a justifié :

Les Françaises et les Français se sont exprimés et ont choisi le projet qui porte ces réformes, je ne vais pas les trahir en me reniant. Et je veux demain pouvoir agir, être efficace. Donc ces réformes, nous les avons conçues, portées, nous les ferons.

Emmanuel Macron veut un « rassemblement de l’efficacité » pour « le vrai changement », déclare-t-il, devant un premier rang composé notamment de Jean-Yves Le Drian et Ségolène Royal, ou encore Bertrand Delanoë…


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