Sauve-qui-peut la droite !

Grâce à leurs implantations locales, les candidats LR et du centre pourraient obtenir un groupe parlementaire important.

Au soir des primaires de la droite et du centre, l’élection de ­François Fillon à la présidence de la République était donnée pour quasi certaine. On connaît la suite, comme le racontent deux journalistes du Monde chargés de suivre la campagne du candidat Les Républicains (LR), dans un livre très vite publié [1] : « Les affaires ont surgi. La douce ascension vers les salons de l’Élysée s’est transformée en chemin de croix. À chaque station, une nouvelle révélation. Peu à peu, ce scrutin jugé imperdable s’est transformé en une élection ingagnable. » Le soir du premier tour, la droite est éliminée : un événement inédit sous la Ve République. Le séisme est encore plus profond qu’en 1974, lorsque l’impensable pour les gaullistes advient avec la qualification au second tour du candidat centriste Valéry ­Giscard d’Estaing. Les deux journalistes du quotidien du soir concluent ainsi leur prompte analyse : « Le député de Paris entraîne dans sa chute son camp politique, qui s’apprête à vivre une lente descente vers l’inconnu. Après deux échecs successifs à la présidentielle, la droite se retrouve en ­lambeaux. » Est-ce si sûr ? Certes, la campagne chaotique de François Fillon a durement lacéré le parti LR. Au fil des affaires mettant en cause le candidat sarthois, les défections se sont succédé, isolant toujours plus celui dont les sorties en public ne se faisaient plus qu’accompagnées de concerts de casseroles. Ses concurrents à la primaire, disciplinés, qui s’étaient rangés derrière le vainqueur, l’ont peu ou prou lâché de semaine en semaine… après chaque édition du Canard enchaîné. En jouant « le peuple contre les élites » lors du rassemblement du Trocadéro, largement organisé par Sens commun, François Fillon a placé sa campagne du côté d’une droite de plus en plus dure. Cependant, malgré les rancœurs de nombre de ses dirigeants, la droite se trouve-t-elle si mal en point pour affronter les scrutins des 11 et 18 juin ?

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