Ségolène Royal en surchauffe

La ministre de l’Écologie a signé in extremis des brassées de décrets.

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La ministre de l’Écologie n’a pas dérogé à l’activisme des sortants qui signent in extremis des brassées de décrets. On ne se plaindra cependant pas d’avoir vu livrés, depuis quinze jours : un nouveau rapport épinglant les diesels hors des normes (dont la Renault Clio) ; la validation arrachée à Bruxelles des tarifs de soutien à l’éolien terrestre, au solaire et au biogaz de station d’épuration ; un nouvel appel d’offres pour 3 000 MW d’installations éoliennes ; un doublement des objectifs d’économie ­d’énergie sur 2018-2020 ; l’interdiction du bisphénol A dans les jouets ; l’obligation d’étiqueter les aliments contenant des nanomatériaux ; la création du parc naturel marin de Martinique… Et même, cadeau-­surprise aux défenseurs du bien-être animal, l’interdiction de la reproduction des orques et des dauphins dans les parcs aquatiques, condamnés donc à péricliter. Puis la ministre a lancé, dès l’élection du nouveau Président : « Le temps est venu de travailler ensemble, de reconnaître les talents individuels. » N’y voir aucune­coïncidence…


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