Venezuela : La rue est à cran

La violence a fait 36 morts, des centaines de blessés et d’arrestations depuis début avril.

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La violence ne faiblit pas au Venezuela : 36 morts, des centaines de blessés et d’arrestations dans des affrontements avec les forces de l’ordre depuis début avril. Et les manifestations organisées par les opposants au régime de Nicolás Maduro sont quasi quotidiennes. Dernières en date : une marche des femmes, puis des artistes, puis des grands-parents, générant des contre-manifestations pro-Maduro.

Ce qui a mis le feu aux poudres ? Le 30 mars : la décision du ­Tribunal suprême, contrôlé par le Président, de s’attribuer les pouvoirs législatifs afin de contourner l’obstruction d’une Assemblée nationale ­massivement passée à l’opposition à la fin 2015.

Le recul immédiat du pouvoir n’a pas calmé l’opposition et la rue, lesquelles réclament désormais des élections anticipées (le mandat de Maduro s’achève fin 2018), après avoir tenté d’obtenir un référendum révocatoire. Dernière tentative du président vénézuélien pour sortir d’une crise politique lourdement aggravée par le marasme économique : la modification de la Constitution par le biais d’une assemblée populaire. L’opposition dénonce des modalités « illégales » et un nouveau coup de force pour tenter d’échapper à la sanction des urnes.


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