Walker Evans, un autre décor américain
Le Centre Pompidou, à Paris, consacre au photographe une importante rétrospective, où domine son intérêt pour la culture et les classes populaires.
Article paru
dans l’hebdo N° 1454 Acheter ce numéro
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L’exposition s’ouvre sur un effet de miroir. Un grand format sur plusieurs mètres d’une image en noir et blanc de la devanture d’un studio photographique pour permis de conduire, en 1934. Lettres et chiffres dessinent une signalétique parfaitement équilibrée sur la tôle gondolée. À côté de ce format hors norme sont alignés de petits tirages, une série d’autoportraits de Walker Evans (1903-1975) réalisés en 1926 lors de son séjour à Paris et à Juan-les-Pins. Des autoportraits pris notamment dans l’ombre d’une persienne, assez maladroits.
Evans ne naît pas photographe, il le devient.