En Tunisie, les non-jeûneurs dans la rue

Dimanche, une première, des manifestants ont marché pour réclamer la liberté de manger en public durant le ramadan.

Cet article est en accès libre. Politis ne vit que par ses lecteurs, en kiosque, sur abonnement papier et internet, c’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas prendre de publicité sur son site internet. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance, achetez Politis, abonnez-vous.


On attendait plutôt le Maroc ou ­l’Algérie sur le sujet, et c’est arrivé en Tunisie, le plus libéral des pays arabes : la condamnation à un mois de prison de quatre personnes pour « outrage public à la pudeur », début juin. Elles mangeaient de jour dans un jardin public en plein ramadan. La Constitution garantit certes « la liberté de croyance et de conscience », mais définit aussi l’islam comme religion d’État, qui en est le « gardien », sans qu’aucune loi ne précise de droits et de devoirs. Dimanche, une première, des manifestants ont marché pour dénoncer la condamnation et réclamer la liberté de se restaurer en public durant le ramadan.


Haut de page

Voir aussi

Articles récents