Farida Amrani : Celle qui veut faire valser Valls…

Inconnue du grand public, l’insoumise Farida Amrani pourrait s’imposer comme la tombeuse du député sortant d’Évry.

U ne maman de trois filles. » Voilà ce que répond invariablement Farida Amrani à la question : « Qui êtes-vous ? » Manière de faire comprendre aux journalistes qui la découvrent qu’elle incarne l’exact opposé de l’apparatchik dont elle lorgne le siège à l’Assemblée nationale : Manuel Valls. Dans la très symbolique bataille Amrani-Valls sur la première circonscription de l’Essonne, le camp Amrani fait valoir son avantage : jouer à fond la carte du story-telling. Le côté « David contre Goliath » rencontre un écho auprès d’un public de plus en plus tenté par le dégagisme. Quitte à forcer un peu le trait si besoin : Amrani la fonctionnaire, mère-courage de 40 ans, versus Valls le notable de la politique politicienne, qui a passé trop de temps sous les lambris du pouvoir. Elle la candidate des quartiers, habitante des Aunettes – une petite cité d’Évry ; lui le député-maire qui voulait plus de « whites » dans son fief de l’Essonne. Elle l’immigrée marocaine musulmane ; lui le néoconservateur favorable à la déchéance de nationalité. Elle le peuple ; lui l’oligarchie. La voilà donc, la fille du « peuple » : souriante, pimpante. Elle est assise avec son suppléant, Ulysse Rabaté, à une terrasse du Palais, un café situé à côté de l’Agora, le centre commercial avec théâtre intégré qui faisait jadis la fierté des habitants de la ville nouvelle. Aujourd’hui, la préfecture de l’Essonne est davantage connue pour ses guerres de gangs et le chômage endémique de ses jeunes que pour sa scène nationale. Farida Amrani ambitionne de faire connaître sa ville d’une autre manière : en en faisant l’endroit d’où est partie la reconquête à gauche.

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