Grèce : Le supplice continue

L’Eurogroupe a accepté de débloquer 8,5 milliards d’euros. Mais 6,9 milliards iront directement au remboursement de la dette.

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Le 15 juin, à Luxembourg, les membres de l’Eurogroupe ont accepté de débloquer 8,5 milliards d’euros, présentés comme une sorte de « récompense » après les terribles restrictions une nouvelle fois imposées à la population. Mais 6,9 milliards iront directement au remboursement de la fameuse dette, que les créanciers d’Athènes ne veulent pas annuler. On a là tout le cercle vicieux qui empêche la Grèce de sortir du marasme. Une grande partie de l’aide ira directement dans les caisses de la Banque centrale européenne. 

Et il s’en est fallu de peu que la somme promise ne soit pas versée. Les Européens exigeaient en effet la participation du Fonds monétaire international (FMI). Celui-ci a finalement accepté de « participer », mais sans verser un euro, en donnant son « accord de principe » à un versement futur. Mais cet accord est lui-même conditionné à l’assurance d’un allégement. Le FMI agit non par philanthropie mais parce que, selon ses statuts, il ne peut aider qu’un pays dont la dette est réalistement remboursable. D’où la promesse d’un « allégement » en 2018. Après les élections fédérales allemandes du mois de septembre.


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