Lyon-Turin : Les conflits d’intérêt au bout du tunnel

Le projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin poursuit sa lente construction, bien qu’il concentre toutes les critiques.

Dans les cartons depuis vingt-cinq ans, le projet contesté de ligne ferroviaire Lyon-Turin est passé au stade de chantier il y a trois ans. Un premier tunnel de reconnaissance, long de neuf kilomètres, est en cours de construction, mais les difficultés pour creuser la roche de la montagne s’accumulent et le budget initial ne semble plus réaliste : il serait passé de 12 milliards d’euros en 2002, à plus du double en 2012. Dans un rapport rendu public le 31 mai dernier, la Cour des comptes pointe « la montée en puissance » d’un projet « très coûteux pour les finances publiques, dont la pertinence n’est toujours pas établie __», et n’ayant « toujours pas fait l’objet d’une contre-expertise ». Un signal d’alarme au gouvernement français déjà tiré en 2012 et en 2009 par cette même cour, et depuis 1998 par le conseil général des Ponts et Chaussées. « Mais les promoteurs et les politiques ont masqué ces rapports en commandant des expertises privées. Le projet Lyon-Turin est aujourd’hui le fer de lance de la privatisation de tout le réseau ferroviaire français au détriment des contribuables », souligne Daniel Ibañez, économiste et fervent opposant au projet.

Il reste 62% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Je choisis un pack
Achetez un pack de crédits
pour accéder à cet article.
Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Clandestin malgré lui

Société
par ,

 lire   partager

Articles récents