Magnum : Tirages de noblesse

La Galerie Le Bal, à Paris, présente un ensemble des travaux inédits de la très réputée agence Magnum, qui fête cette année ses 70 ans.

Jean-Claude Renard  • 7 juin 2017 abonné·es
Magnum : Tirages de noblesse
© photo : Chris Steele-Perkins/Magnum Photos

Le décret est tombé pile le jour du second tour de l’élection présidentielle, le 7 mai : il fixe la rémunération minimum des photographes. Pour « un temps minimum d’exécution de cinq heures », le montant de la commande est fixé à 60 euros. De quoi précariser un peu plus une profession qui a déjà enregistré une baisse du nombre de ses photoreporters pigistes (de 1 458 en 2000 à 761 en 2015, selon le Syndicat national des journalistes). C’est contre cette précarisation que s’est fondée l’agence Magnum, voilà tout juste soixante-dix ans, en 1947.

Dans ce lendemain de guerre, en quête de travail, David Seymour, Henri Cartier-Bresson, Robert Capa et George Rodger créent donc une coopérative indépendante, détenue par ses membres photographes à parts égales. Pour cette petite bande de baroudeurs et frondeurs, il s’agit de préserver son travail, de faire reconnaître le droit d’auteur, d’être propriétaire de ses négatifs, de faire savoir qu’ils ne sont pas de simples prestataires soumis à la presse. Face à l’information, c’est un pôle résistance au commerce, au marché. Il s’agit encore d’encourager les démarches personnelles sur un lieu, un thème, sur un temps plus ou

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Culture
Temps de lecture : 5 minutes