Mélenchon sur les ruines de la gauche

La France insoumise voit sa stratégie confortée et se retrouve première opposition à gauche. Mais les mélenchonistes risquent d’être bien seuls en leur royaume.

Dimanche, la social-démocratie à la française est morte. Temporairement, du moins. Les frondeurs socialistes : laminés. Les écolos : laminés. Les communistes : réduits à la portion congrue. Même la gauche radicale de La France insoumise a quasiment divisé son score par deux par rapport à la présidentielle, dégringolant à 11 % des voix au plan national. L’effet (entre autres) d’une faible mobilisation des classes populaires. Mélenchon, pourtant, était aux anges : « La France insoumise, sans tambouille, ni combine, ni arrangement, a mis en première ligne toute une série de candidatures totalement nouvelles », se félicitait-il, en duplex de la cité phocéenne, où il venait d’apprendre qu’il était au second tour dans la 4e circonscription. Au même moment, dans un saisissant contraste, Pierre Laurent, leader du PCF, publiait un communiqué lugubre, estimant que « la division des forces de gauche se paye très cher ». Mélenchon qui rit, Laurent qui pleure. Dimanche, deux gauches aux antipodes se faisaient face après le premier tour des législatives. Avec un avantage certain de la gauche « dégagiste » sur la gauche « rassembleuse ». La division entre les deux anciens alliés du Front de gauche s’est ainsi révélée infiniment moins néfaste pour la formation de Mélenchon que pour le parti de Pierre Laurent. Le PCF, qui dans beaucoup de circonscriptions n’atteint pas les 5 % nécessaires au remboursement de ses frais électoraux, n’enregistre que 6 candidats sous la seule étiquette « communiste » au second tour. Il fait bien pâle figure, surtout à côté des 74 labélisés « France insoumise ».

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