Nocturne amérindien

Democracy in America, la nouvelle mise en scène de Romeo Castellucci, est l’un des événements du Printemps des comédiens, à Montpellier.

Dirigé par Jean Varela, le Printemps des comédiens, à Montpellier, est un festival qui ne joue pas la fausse modestie. Il s’enorgueillit d’accueillir de grands spectacles européens qu’Avignon ne recevra pas : Une chambre en Inde par le théâtre du Soleil, qui a ouvert la manifestation, la nouvelle mise en scène de l’Italien Romeo Castellucci, Democracy in America, ou, pour conclure, la dernière réalisation du Suisse Christoph Marthaler, Sentiments connus, visages mêlés. Le beau monde est donc au rendez-vous dans le magnifique domaine d’O, où, parmi les cyprès, se côtoient deux théâtres couverts, un faux théâtre antique en béton et quelques aires de jeu pour bateleurs intrépides dansant sur une corde tendue. Lacascade, Huppert, Dromesko, Creuzevault sont aussi à l’affiche, ainsi que des compagnies de la région. Mais le Printemps a manqué de chance en participant à la production de l’École nationale supérieure d’art dramatique de Montpellier, Les Restes, écrit et mis en scène par Charly Breton. Le spectacle entend parler des déclassés à travers une langue argotique et donne à voir des scènes d’exclusion et de lutte, sans avoir peur d’un jeu et de mots « orduriers ». Mais, au bout du compte, ce qu’on nous annonce comme « un écosystème symbolique de la scorie, du bruit, de l’en-trop et de la promiscuité » nous arrive comme une agitation laide et complaisante, ne trouvant jamais son dépassement.

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