Tsipras a-t-il réussi ?

Le PIB grec a été amputé d’un quart depuis 2009.

La restructuration de la dette grecque était au cœur des discussions entre les créanciers de la Grèce, réunis courant juin. Elle sera probablement actée à l’automne, après les élections allemandes… Pour obtenir cet allégement, la thérapie de choc à laquelle Alexis Tsipras a soumis la Grèce, en contrepartie de l’aide du Mécanisme européen de stabilité (MES), serait-elle en passe de réussir ? Rien n’est moins sûr.

La Grèce a certes réalisé en 2016 un excédent budgétaire primaire (avant paiement des intérêts) de 3,9 % du PIB et un excédent budgétaire de 0,7 % du PIB. Au point que le commissaire aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, propose désormais de lever la procédure de déficit excessif engagée à l’encontre du pays. Ce résultat est l’arbre qui cache la forêt. La politique une nouvelle fois infligée au peuple grec, à coups de contractions budgétaires, hausses d’impôts, baisses des retraites et privatisations a continué à faire décroître l’économie de 0,1 % en 2016. Au total, le PIB grec aura été amputé d’un quart depuis 2009. Le commerce extérieur ne se sera redressé que « grâce » à la baisse des importations. La reprise des exportations est trop timide au regard de l’atonie de l’investissement. Même importants, les excédents budgétaires sont, dès lors, insuffisants pour réduire le taux d’endettement, lequel culmine à 178 % du PIB.

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