Violences policières : une contre-enquête sur la mort d’Ali Ziri
L’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture publie un rapport concernant le décès du retraité algérien de 69 ans en 2009, lors de son interpellation par les forces de l’ordre. La méthode dite du pliage est une nouvelle fois mise en cause.

© CITIZENSIDE / FRANCOIS PAULETTO
Les enquêtes judiciaires lorsque des policiers sont mis en cause dans un décès sont souvent longues, très longues. La détermination des familles et des associations permet de ne pas les laisser tomber dans l’oubli, et parfois de proposer une contre-enquête précise. C’est le cas de l’affaire Ali Ziri. Le 9 juin 2009, ce retraité algérien de passage en France, passe l’après-midi avec son ami Arezki Kerfali. Après avoir bu, ils prennent la voiture mais sont confrontés à un contrôle routier sur la commune d'Argenteuil (Val-d'Oise). Le conducteur est interpellé par la police pour conduite en état d’ivresse manifeste, et Ali Ziri pour outrage à agent. Ils sont donc menottés et embarqués au commissariat. Durant le trajet, les deux hommes se seraient montrés très agités, obligeant les agents de police à les immobiliser jusqu’à leur arrivée au commissariat. Une fois sur place, ils sont extraits du véhicule par plusieurs agents de police, puis placés
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :
Pour aller plus loin…
Mort d’Olivio Gomes : l’usage des armes par la police au cœur des débats
Mort d’Olivio Gomes : au procès, les policiers parlent d’une même voix
Mort d’Olivio Gomes : une peine historique de 10 ans de prison pour le policier