Avignon : Gros plans sur notre temps

La 71e édition du festival est résolument contemporaine, tantôt tournée vers l’actualité la plus brûlante, tantôt vers l’histoire du XXe siècle.

Beaucoup de spectacles attendus peuvent encore changer la physionomie du 71e Festival d’Avignon. Mais son orientation vers le monde d’aujourd’hui, d’abord européen puis au-delà, devrait rester dominante. Les œuvres comptent en tant que créations littéraires et artistiques, mais les messages, les cris et même les provocations prédominent dans les prestations des équipes venues jouer autour du Palais des Papes.

On parle de Daech, comme dans la pièce très forte de Rachid Benzine, Lettre à Nour, diffusée depuis le musée Calvet par France Culture, avec Charles Berling et Lou de Laâge. On parle des migrants – plutôt dans le « off », si l’on pense, par exemple, à Migraaaants !,de Matéi Visniec, mis en scène par Gérard Gelas au Chêne Noir. Et on va en parler davantage avec Grensgeval, pendant la dernière semaine : Guy Cassiers et Maud Le Pladec ont adapté Les Suppliants, d’Elfriede Jelinek, représentant à la fois les traversées tragiques des exclus et notre propre impuissance.

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