Avignon : Molière rouge sang

L’auteur de Tartuffe sous le regard furieux de Frank Castorf.

Frank Castorf, dans un festival, c’est l’éléphant dans un magasin de porcelaines : le spectacle est toujours massif et truffé de déclarations tempétueuses. Cette année, il apporte de Berlin (en langue allemande surtitrée) un orage théâtral créé en mai. Il a adapté de manière très libre Le Roman de monsieur de Molière, de Boulgakov, sous le titre La Cabale des dévots, et noue dans un feuilleton à cheval sur plusieurs siècles le combat de Molière au moment de Tartuffe, la lutte de Boulgakov se projetant dans l’image et le mythe de Molière, les fureurs de Fassbinder tournant Prenez garde à la sainte putain et sa propre expérience, à lui, Castorf, non reconduit l’an dernier à la tête du théâtre de la Volksbühne.

Ajoutez des extraits de pièces de Molière, de Racine, de Corneille et des propos tirant à hue et à dia : cela donne un spectacle monstrueux par la durée (près de six heures) et par son mélange de théâtre à l’ancienne et d’utilisation forcenée de l’image de cinéma.

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