Benoît Hamon lance son mouvement et quitte le PS

A l’occasion de la journée de lancement de son « mouvement du 1er juillet », l'ancien candidat à la présidentielle a annoncé son départ du Parti socialiste.

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E nfin ! » se sont exclamés nombre de ses militants. Benoît Hamon a franchi le pas : « J’ai décidé de quitter le Parti socialiste », a-t-il annoncé lors de son discours teinté d’humour, sur l’estrade surplombant la pelouse de Reuilly où il lançait son « mouvement du 1er juillet ». Applaudissements, avant la conclusion : « L'histoire des partis a fait son temps. » Après trente ans de vie commune, « ce n’est pas un divorce, tient-il tout de même à préciser, je pars sans colère : mais pour donner de la crédibilité à ce mouvement il fallait que je mette un terme à mon appartenance au PS ».

Auparavant, il avait remercié tout en dérision « le président Jupiter » pour la clarification qu'il a opérée dans les rangs de son désormais ex-parti. « Certes, nous partons moins nombreux, plus léger, mais plus robustes », Benoît Hamon entame donc une nouvelle étape de sa vie politique, refusant même de se porter candidat aux sénatoriales de septembre pour ne pas « aller chercher une élection de confort ».

Fini le parti, place donc au mouvement. Avec peut-être un brin en retard sur ceux qui ont, selon son analyse, « remplacé » le PS – la République en marche et la France insoumise – le candidat déçu de la présidentielle veut bâtir « une nouvelle maison commune ».

Répondant à cet appel « pour refaire la gauche », ils étaient d’ailleurs plusieurs milliers à déambuler sous un soleil inattendu entre les barnums, et participer aux débats lancés autour de l’écologie, des contre-pouvoirs citoyens ou encore de l’éducation populaire.

Dans une ambiance à mi-chemin entre la Fête de l’Humanité et Nuit debout, de nombreuses personnalités, proche de l'ancien député, ont fait le déplacement. Les écologistes Cécile Dufflot et Yannick Jadot, les socialistes Guillaume Balas, Dominique Bertinotti, Stéphane Troussel ou encore Barbara Romagnan ont directement participé à l’organisation. D’autres, à l’instar de François Lamy, Pouria Amirshahi, ou Marie-Noëlle Lienemann, se faufilaient plus discrètement dans la foule. « Je suis toujours présente lorsqu’un mouvement de gauche se crée », explique la sénatrice PS de Paris. « Benoît Hamon a raison de capitaliser la dynamique de sa campagne vue la fragmentation de la gauche qui perdure, mais il ne faut pas que cela se fasse contre qui que ce soit. Il faudra converger, insiste la sénatrice de l’aile gauche du PS_. Hamon et Mélenchon : se sont des identités tactiques, il faut les dépasser pour créer des identités politiques. J’ai vu Georges Marchais et François Mitterrand s’allier, alors Hamon et Mélenchon… »_

En attendant, l’ancien député, qui n’épargne pas le leader de la France insoumise dans ses discours, a donné rendez-vous à « la grande famille de la gauche », « dans les combats sociaux » à venir.


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