Ceta : le scénario des experts

La commission mise en place par Emmanuel Macron pour calmer la grogne contre le traité Europe-Canada est constituée essentiellement de défenseurs du libre-échange.

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La libéralisation du commerce est une affaire « d’experts » ! Pour calmer la grogne contre la mise en place de l’accord de libre-échange entre l’Europe et la Canada (Ceta) avant la ratification du Parlement, Emmanuel Macron avait ainsi dégainé la carte « commission d’experts ».

Installée le 6 juillet pour sa mission « d’évaluation de l’impact sur l’environnement et la santé du Ceta », elle est composée d’économistes, soutiens d’Emmanuel Macron, de lobbyistes, d’experts « arbitre » dans les tribunaux arbitraux que consacre justement ce type d’accords de libre-échange. Bref, uniquement de l’« expert » de premier choix pour les pro-Ceta !

Plusieurs ONG ont pourtant fourni depuis trois ans un travail d’analyse, montrant notamment le pouvoir considérable qui sera laissé aux multinationales. L’accord voté par le Parlement européen doit désormais être ratifié par les Parlements nationaux et régionaux. Il sera néanmoins appliqué « provisoirement » à partir du 21 septembre. Hormis les mesures d’arbitrage, appelés justement « tribunaux arbitraux ».


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