Christian Prigent : La poésie est un sport de combat
Christian Prigent est un des poètes les plus importants d’aujourd’hui. En témoignent ce nouveau recueil, Chino aime le sport, et la publication des Actes du colloque de Cerisy qui lui a été consacré.
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Cédons à l’actualité du Tour de France et commençons donc par Christopher Froome « qu’a p’têt’/(Vu comme qu’i vrOum-vrOum en tête)/Si pas des accus sous la selle/Du voltage à ses manivelles ». Et voici ce que ce champion (transhumain ?) inspire : « Les ultra-sons ça nous résonne/Aux ouïes sans casque et on papote/Avec Max le robot (un pote) !/Popote ? _: le pot transgénique/Pour des pédalées bioniques._ » Le triple vainqueur de la Grande Boucle est un des héros du nouveau livre de Christian Prigent, Chino aime le sport.
Chino est l’alter ego du poète depuis quelques livres, où il revisite à sa manière des chapitres de son existence. Comme l’auteur le résume lui-même : « En I (Les Enfances Chino, 2013), Chino grimpait la côte “enfance”. En II (Les Amours Chino, 2016), il dévalait d’adolescence à vieuserie la pente des “amours” [1]. »
Dans ce nouvel épisode, Christian Prigent ranime des souvenirs liés au sport. Ancrés, la plupart, dans sa jeunesse, quand les émotions sont les plus fortes. Et aussi parce que son évolution commerciale réduit les enthousiasmes de l’amateur – d’où une nostalgie détectable. Boxe, natation, saut en hauteur… Plusieurs disciplines y ont droit de cité, le football occupant une bonne place mais moins que le cyclisme, le plus accessible pour le
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