Migrants : L’Italie demande de l’aide. En vain…

Le 2 juillet, l’Italie a menacé de fermer ses ports aux navires recueillant les migrants.

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Plus de 85 000 depuis le 1er janvier (+ 19 % par rapport à l’an dernier), un demi-million depuis trois ans. C’est le nombre de migrants qu’a dû accueillir l’Italie – disposant d’à peine 200 000 places d’hébergement d’urgence. En septembre 2015, l’Union européenne s’était engagée à « répartir l’effort d’accueil des migrants ». Mais le « Plan de relocalisation des migrants » n’a pas été suivi d’effets. Seuls 13 500 ont été « relocalisés » ailleurs dans l’UE, dont 2 100 pour la France, qui s’était pourtant engagée à en accueillir 24 000. 

Le 2 juillet, l’Italie a menacé de fermer ses ports aux navires recueillant les migrants. Une menace qui a entraîné une réunion des ministres de l’Intérieur européens. Sans grande décision in fine. Il y a quelques jours, les journaux italiens, soulignant qu’il n’y avait rien à attendre de Paris, titraient sur la déclaration d’Emmanuel Macron : « 80 % des migrants accueillis en ­Italie sont des migrants économiques », n’ayant donc pas vocation à obtenir l’asile. Des propos mot pour mot semblables à ceux de la xénophobe Ligue du Nord, alliée au FN au Parlement européen…


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