Quel pragmatisme climatique  ?

Hulot entretient l’illusion d’une transition fondée sur la technologie.

L’expérience du réchauffement climatique après le mois de juin 2017 fortifie les attentes pour des réglementations et des engagements précis, concrets, capables de stimuler les initiatives à tous les niveaux de la société. Le dernier rapport publié par la revue Nature conforte cette attente : si les émissions de gaz à effet de serre (GES) continuent à augmenter d’ici à 2020 ou se stabilisent seulement, alors les objectifs de l’accord de Paris ne seront pas atteints. Selon l’étude, le « budget carbone » qu’il ne faudrait pas dépasser est de 150 milliards à 1 050 milliards de tonnes (Gt) de CO2 pour contenir la hausse moyenne de température entre 1,5 °C et 2 °C d’ici à 2100. Si les émissions restent au niveau actuel de 39 Gt par an, le budget carbone minimum sera donc quasi dépensé en trois ans ! Pour un réchauffement compris entre 1,5 °C et 2 °C, il resterait 600 Gt, consommées en quinze ans seulement, si rien ne change ! Le plan climat de Nicolas Hulot propose de nombreuses orientations, toutes nécessaires, notamment l’abandon progressif des énergies fossiles, la réduction de la part du nucléaire, l’efficacité énergétique, la fiscalité, la priorité aux transports du quotidien, la précarité énergétique et la rénovation des bâtiments. Mais quels sont les engagements concrets ? C’est là que le bât blesse.

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